Tomber enceinte

Ce que vous devez savoir si vous essayez de devenir enceinte

En moyenne, un couple dans la vingtaine qui essaie d’avoir un enfant (en ayant des rapports sexuels non protégés régulièrement) concevra en cinq mois environ; 86 % des couples concevront en moins d’un an. Vers 35 ans, seulement 52 % des couples concevront en un an; dès 40 ans, le pourcentage est réduit à 35 %. Lorsqu’une femme a plus de 45 ans, ses chances de concevoir en un an en ayant des rapports sexuels non protégés régulièrement représentent moins de 5 %.

Le taux de conception pour un couple normal et en santé est, au mieux, de 20 à 25 % par cycle menstruel. La fertilité d’une femme commence à décliner vers l’âge de 35 ans. On estime que le taux de conception d’une femme de 40 ans se situe entre 8 et 10 % par mois et que pour une femme de 43 ans, le taux de grossesse baisse jusqu’à une moyenne de 1 à 3 % par mois.

Ovule et spermatozoïde : qui fait quoi ?

Depuis quelques années, les biologistes du monde entier cherchent à expliquer ce qui pousse l’ovule et le spermatozoïde à se rencontrer. Deux théories se complètent, l’une américaine, l’autre belge :

  1. La première voudrait que ce soit l’ovule qui « séduise » le spermatozoïde. Selon les chercheurs américains, une grande partie des spermatozoïdes attendrait un signal de l’ovule pour remonter vers les trompes. Il serait de nature chimique et pourrait trouver son origine dans les fluides folliculaires qui entourent l’ovule. L’existence de substances chimiques d’attraction pourrait expliquer le nombre réduit de spermatozoïdes mobilisés pour la fécondation. En outre, si seuls les spermatozoïdes totalement mûrs et sains peuvent percevoir le signal, les substances d’attraction serviraient également à éliminer les plus faibles.
  2. La seconde étude s’intéresse, elle, aux spermatozoïdes. Les chercheurs de l’université libre de Bruxelles ont trouvé que des substances, semblables à celles qui permettent la réception des odeurs, existent dans les cellules germinales testiculaires, matière première des spermatozoïdes. Ces récepteurs olfactifs sont au nombre d’une vingtaine. À quoi servent-ils ? Et sont-ils présents sur les spermatozoïdes ? Si oui, ces derniers seraient donc équipés pour recevoir des signaux moléculaires émis par l’ovule. Dans ce cas, la fécondation se ferait grâce aux signaux émis par l’ovule, et à la capacité des spermatozoïdes de les interpréter. Au vu de ces résultats, les chercheurs ont alors émis l’hypothèse selon laquelle certains cas de stérilité seraient dus à une déficience de communication entre le spermatozoïde et l’ovule.