Les solutions au déficit ovarien

Le déficit ovarien : on en parle peu, mais il est souvent présent…

Pour beaucoup de couples avoir un bébé est un long et difficile parcours. Dans toutes les familles il y a au moins un couple concerné par ce problème mais souvent on n’en parle pas, on souhaite éviter la question afin de ne pas faire remonter la douleur de cette situation difficile à vivre.

Le constat peut être différent en fonction des couples, soit il n’y a jamais de grossesse qui débute soit la grossesse se déclare et dans les semaines qui suivent des pertes de sang arrivent annonçant un début de fausse couche ou bien lors d’une échographie de contrôle le médecin vous annonce qu’il ne se passe rien, l’embryon de se développe pas et il faut donc déclencher une fausse couche.

C’est seulement après trois échecs que les médecins concluront qu’il y a un problème et engageront une démarche de recherche de la source de ce problème.

Après de multiples examens subis par le couple, le verdict tombe… « madame vous avez une déficience ovarienne, vos ovules ne sont pas d’assez bonne qualité pour pouvoir faire un bébé…».

Pendant quelques secondes tout s’arrête autour de vous, vous avez la tête qui tourne et vous vous dites « pourquoi moi ? ».

C’est dame nature qui en a décidé ainsi, ce n’est de la faute à personne et surtout pas de la votre, même si un sentiment de culpabilité vous envahit.

Pour rappel les femmes ne produisent pas d’ovule durant leur vie. Contrairement aux hommes qui eux produisent des spermatozoïdes en continu, les femmes disposent d’un « stock » d’ovules dans les ovaires dès la naissance  qui entrent en maturation dès la puberté. Dès les 1ères règles de la vie d’une jeune fille le compte à rebours  est commencé c’est-à-dire qu’à chaque cycle un ovule est retiré du stock.

Donc plus le temps passe, plus les risques d’avoir des ovules de qualité moyenne voire médiocre augmente. Toutes les femmes ne sont pas égales sur le stock initial et sur la qualité, une fois de plus c’est dame nature qui décide.

Mais que faire ?

Des solutions existent :

  • En fonction de la situation une FIV (Fécondation In Vitro) peut être proposée, mais si les ovules sont vraiment de très mauvaise qualité, cette FIV ne pourra aboutir.
  • L’adoption peut également être envisagée, mais le couple est souvent rapidement mis face à la réalité des chiffres : la démarche est longue voire très longue, coûteuse et les statistiques ne sont pas encourageantes, avec plus de 10 000 demandes d’adoption par an en France pour moins de 3 000 enfants adoptés.
  • Une troisième solution peut être envisagée, il s’agit d’une procréation médicalement assistée (PMA) avec don d’ovocyte.

Les démarches sont bien évidemment très différentes pour ces 3 possibilités, pour vous apporter quelques éclaircissements les prochains articles seront consacrés aux différentes étapes  de la PMA et à l’adoption.

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