La pilule n’est pas le seul moyen de contraception

La pilule n’est pas le seul moyen de contraception

La contraception est une méthode mise en œuvre par les femmes afin d’éviter les grossesses non désirées et vivres une sexualité épanouie, sans contrainte. Lorsque l’on évoque ce type de traitement, on pense immédiatement à la pilule. Mais il ne s’agit pas du seul et unique moyen de contraception. Il en existe d’autres qui affichent une efficacité tout aussi intéressante.

Une multitude de moyens de contraception

Les nombreux moyens de contraception font appel à deux principes. Soit l’ovulation ou la nidation est bloquée en agissant sur le processus naturel du cycle menstruel. Soit il est fait en sorte que les spermatozoïdes ne puissent rejoindre l’ovule. On retrouve ainsi les moyens de contraception suivants :

La contraception hormonale

Cette méthode est celle qui est la plus populaire et la plus utilisée par les femmes souhaitant éviter les grossesses non désirées. Il s’agit alors de prendre des hormones, plus précisément des œstrogènes ou de la progestérone afin de bloquer le fonctionnement de l’ovaire, transformant alors le cycle menstruel, empêchant l’ovulation et épaississant la glaire cervicale, faisant en sorte que la fécondation ou la nidation devienne impossible. C’est dans cette catégorie que l’on retrouve la fameuse pilule qui s’achète en pharmacie et qui se prend 21 jours par mois. À noter qu’elle est soit oestroprogestative soit progestative. Mais il existe également d’autres méthodes qui diffusent des hormones afin d’agir sur le processus d’ovulation et de nidation.

On retrouve ainsi l’anneau vaginal qui se place au fond du vagin, l’implant sous-cutané (un dispositif placé sous la peau et qui répand une certaine quantité d’hormones), le patch qui se colle comme un timbre sur la peau ainsi que les progestatifs qui s’injectent directement dans l’organisme.

Les dispositifs intra-utérins

Pouvant également être imprégné d’hormones, le dispositif intra-utérin est plus connu sous l’appellation de « stérilet ». Il se matérialise sous la forme d’une très petite « ancre » qui est mise en place à l’intérieur même de l’utérus. Il peut avoir plusieurs rôles en fonction du modèle choisi. Il peut agir sur les spermatozoïdes qu’il neutralise ou encore épaissir la glaire cervicale, empêchant toute fécondation de l’ovule.

Ce type de contraceptif agit sur les spermatozoïdes, faisant en sorte que ces derniers ne puissent jamais atteindre les ovules. On en retrouve différents types comme le préservatif (masculin ou féminin), le spermicide, le diaphragme ou encore la cape cervicale.

Les méthodes naturelles de contraception

Au-delà des méthodes citées précédemment, il faut également mentionner la contraception naturelle qui peut être intéressante pour les personnes qui présentent des contre-indications par rapport aux autres traitements. Il s’agit principalement d’évaluer le moment où l’ovulation a lieu et de prendre des précautions en conséquence, comme éviter d’avoir des relations sexuelles ou d’utiliser un préservatif de manière ponctuelle. Dans la mesure où le cycle menstruel de chaque femme est assez variable, il s’agit de méthodes plutôt incertaines et qui nécessitent une discipline de fer. La contraception n’est pas garantie à 100 % et les échecs sont assez nombreux.

Voici alors quelques techniques qui peuvent être utilisées dans le cadre d’une contraception naturelle :

  • Prendre la température quotidiennement et dessiner une courbe permet à la femme de détecter le jour où sa température corporelle augmente (de l’ordre de 0,2 à 0,5°C), impliquant alors le moment de l’ovulation ;

  • La technique de Billings implique d’observer la glaire cervicale dont la texture devient plus fluide tout en étant plus abondante durant la période d’ovulation ;

  • La technique d’Ogino consiste à calculer tous les mois le nombre de jours du cycle menstruel et éviter d’avoir des relations intimes durant les jours à risque (c’est-à-dire entre le 11e et le 16e jour) ;

  • Enfin, il y a l’interruption du coït qui consiste à se retirer au moment de l’éjaculation, une technique qui affiche une efficacité moindre.

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