Femme enceinte atteinte du VIH Sida : comment prévenir la transmission ?

Il est possible pour une femme atteinte du VIH d'être enceinte et de mettre au monde un bébé. Le problème majeur dans ce cas de figure est de prévenir la transmission de la maladie de la mère à l'enfant, notamment au moment de l'accouchement. Mais grâce aux progrès de la médecine ainsi qu'à l'efficacité des traitements antiviraux, il est aujourd'hui possible de réduire fortement ce risque, voire l'annuler. Pour en savoir un peu plus sur le sujet, découvrons ensemble à travers cet article comment prévenir la transmission du VIH de la mère à l'enfant.

Faire un dépistage

Bien qu'il est tout à fait possible d'avoir le VIH Sida pendant sa grossesse et de mettre au monde un enfant en bonne santé, il faut savoir que le risque de transmission est bel et bien présent. À titre d'information, la transmission de la maladie entre la mère enceinte et son enfant peut s'effectuer durant la grossesse. Elle est encore plus fréquente pendant le dernier trimestre de la grossesse, lors de l'accouchement ou au cours de l'allaitement. Il est cependant à noter que la transmission ne se fait pas de manière automatique.

En effet, le taux de contamination repose sur le stade de la maladie de la mère, le terme de la grosse ainsi que le mode d'accouchement. Si la femme enceinte ne reçoit aucun traitement, le risque de transmission est de 25 à 30 %. Dans cette mesure, afin de réduire au plus ce risque, la mère se doit d'effectuer un autotest sida sur illicopharma.com dès qu'elle soupçonne qu'elle a pu contracter le VIH. Effectivement, une bonne prise en charge de la mère dès le début de sa maladie permet de réduire la contamination à moins de 5 % et parfois même de l'annuler.

Que faire si le test est positif ?

Si le test s'avère être positif, la première chose à faire est de rendre chez un médecin spécialisé pour se faire conseiller sur les traitements et les précautions à entreprendre pour réduire les risques de transmission du VIH à l'enfant. Après de longues séances d'informations sur la maladie, le médecin qualifié pour la prise en charge du Sida propose à la patiente des tests pour évaluer le stade de la maladie. Les tests sont également sollicités au partenaire.

Ainsi, en fonction du degré d'atteinte, le médecin peut recommander la prise des médicaments antirétroviraux dès le quatrième mois de la grossesse pour les femmes très atteintes. Dans ces cas, les patientes poursuivront leur traitement après l'accouchement. Pour les femmes qui ne sont pas encore trop atteintes, il leur sera conseillé des médicaments à prendre jusqu'à l'accouchement. Dans les deux cas, le bébé devra prendre quelques médicaments en sirop dès la naissance. L'allaitement artificiel est largement recommandé puisque le VIH passe également par le lait maternel.

Quel mode d'accouchement privilégier ?

La césarienne est le mode d'accouchement le plus à privilégier chez une femme séropositive. En effet, lorsqu'une césarienne est pratiquée avant le début de travail, la poche des eaux est totalement intacte et ainsi, le taux de contamination du bébé est particulièrement réduit. Dans cette mesure, en cas de situation de travail qui s'annonce difficile ou si la prise des médicaments chez la femme très atteinte s'est faite tardivement, il est fortement conseillé de recourir à une césarienne.

Néanmoins, la césarienne n'est pas obligatoire si la charge virale est indétectable en fin de grossesse ou si la femme a bien suivi son traitement jusqu'à son terme. Comme il existe aujourd'hui des traitements non toxiques pour l'enfant et qui maintiennent la charge virale à un faible niveau, il est possible pour la femme d'accoucher par voie basse sans risquer de contaminer le bébé. Toutefois, il est important de tout faire pour que le travail ne dure pas longtemps, d'éviter de rompre trop tôt la poche des eaux et enfin, respecter rigoureusement les consignes strictes d'asepsie.

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