La glaire cervicale : signes d’ovulation à la vulve

On donne le nom de vulve à l’ensemble des structures qui bordent l’ouverture extérieure des voies génitales féminines.

  • Pendant les premiers jours du cycle, la vulve laisse passer le sang menstruel.
  • Puis l’absence de glaire détermine généralement une sensation positive de sécheresse pendant quelques jours après les règles.

Exceptionnellement, la glaire peut se manifester dès le jour suivant les règles ou à la fin de celles-ci, surtout dans les cycles courts.

  • Puis la sensation de sécheresse disparait, pour être suivie de sensations d’humidité et /ou de collant, puis de mouillé et / ou de lubrification qui sont des signes de fertilité maximale. Après quoi, on retrouve la sécheresse ou les sensations du début.Au moment d’uriner ou en faisant sa toilette, la femme peut recueillir à l’ouverture vaginale une glaire d’abord opaque, collante, jaune, ou blanche, puis de plus en plus liquide, transparente et filante. Ces dernières caractéristiques signalent la fertilité maximale. Après quoi, la glaire disparaît de la vulve ou reprend ses caractéristiques du début pendant quelques jours avant de disparaître. Le dernier jour où la femme a observé une sensation de mouillé / lubrification et/ou une glaire transparente et filante est parfois appelé «pic ». Le pic précède les règles suivantes d’environ 14 jours.
  • Un jour ou deux avant les règles, la sensation de sécheresse est souvent remplacée par des sensations d’humidité, de collant et parfois de mouillé. Souvent, la femme peut recueillir de la glaire opaque à la vulve.

La température matinale

Si une femme prend sa température au réveil dans des conditions comparables tous les jours vers la même heure, et l’inscrit sur un papier graphique approprié, elle verra se dessiner une courbe qui correspond à l’action des hormones ovariennes : il s’agit de la courbe de températures.

La température peut être prise au rectum ou au vagin pendant 5 minutes ou par la bouche pendant 7 minutes. Un thermomètre basal est plus facile à lire qu’un thermomètre clinique :

  • Pendant la première partie du cycle, la température est généralement basse. Cette partie de la courbe appelée hypothermique, correspond approximativement à la phase pré-ovulatoire dominée par l’œstrogène. Elle est de durée variable.
  • Puis la température s’élève brusquement, en 2 à 4 jours, de 0.3 à 0.6° C : c’est le décalage thermique.
  • Enfin, la température se maintient en plateau élevé à cause le Faction de la progestérone sur le centre de contrôle de la température corporelle. Une stabilisation de 3 ‘ours au niveau supérieur confirme la phase hyperthermique

Il ne faut pas attendre de la courbe thermique qu’eIIe indique le jour précis de l’ovulation. En effet cette dernière peut se produire aussi bien à la fin de l’hypothermie qu’au début du décalage. Cependant, elle indique la phase lnfertile post-ovulatoire qui, si les symptômes concordent, s’étend du 3e point de température haute et normale jusqu’au retour des règles. Cela, si les conditions d’établissement d’un bon graphique sympto-thermique ont été respectées.

Signes d’ovulation et cycle au col de l’utérus

Signes ovulation du cycle au colLe col de l’utérus peut être examiné non seulement par le médecin lors d’une investigation gynécologique mais aussi par la femme elle-même si elle y est initiée : il suffit d’introduire un ou deux doigts dans le vagin pour localiser le col au fond et en apprécier la hauteur, la consistance, l’ouverture et l’orientation.

Les changements du col sont progressifs et peu marqués, c’est pourquoi il faut une expérience suivie pendant plusieurs cycles avant de les maîtriser.

  • Au commencement du cycle, le col se révèle plutôt bas, ferme, fermé et orienté vers la paroi vaginale.
  • Sous l’influence des œstrogènes, donc à l’approche de l‘ovulation, il s’élève, se ramollit (consistance semblable aux lèvres), s’entrouvre et se redresse.
  • Sous l’influence de la progestérone, donc à partir de l’ovulation, le col redescend, se raffermit (consistance du bout du nez), se referme et bascule de nouveau vers la paroi vaginale.

Divers autres symptômes et signes de l’ovulation :

Souvent, les femmes qui commencent à inscrire leur température matinale et/ou leur glaire sur un graphique spécial se mettent à remarquer divers phénomènes qui passaient inaperçus auparavant, mais qui se reproduisent avec une certaine régularité lors de certaines parties du cycle parce qu’ils sont soumis a l’influence des hormones ovariennes. Si ces phénomènes sont provoqués par les œstrogènes on les remarque en phase préovulatoire un peu avant le décalage thermique. S’ils sont stimulés par la progestérone on les retrouve en phase postovulatoire ou hyperthermique. S’ils sont provoqués par le passage de l’influence ostrogénique à celle de la progestérone, ils se produisent autour de la phase ovulatoire.

  • Une douleur abdominale peut se produire à la phase ovulatoire. Elle peut être fugitive ou durable, précise ou diffuse, latérale ou située au bas-ventre. Des opérations chirurgicales faites sur des femmes qui venaient d`avoir leur douleur dite « ovulatoire » ont montre soit des follicules mûrs, soit des corps jaunes récents. Cela démontre que la douleur abdominale peut aussi bien précéder que suivre l’ovulation.
  • Un peu de sang peut s’échapper à la vulve en période ovulatoire, sous forme de perte rose, brune ou rouge ou de filets dans la glaire. Ces pertes viennent de l’endomètre et sont le résultat d’une chute transitoire des œstrogènes.
  • Une sensation de lourdeur aux seins précède immédiatement, accompagne ou suit chez plusieurs femmes le décalage thermique et la disparition de la glaire cervicale à la vulve.
  • Pour certaines femmes, la phase postovulatoire est l’occasion d’une sécrétion exagérée des glandes sébacées (huileuses) de la peau et du cuir chevelu, d’une augmentation de l’appétit, dune rétention d’eau qui peut se traduire par une prise de poids et par une augmentation du tour de la taille.
  • Il y a des femmes qui reconnaissent l’influence de leurs hormones ovariennes sur leur humeur. En général, elles s’estiment plus créatrices et enjouées en phase estrogénique et plus irritables en phase progestative. Pour d’autres, une impression de malaise, de lourdeur et des maux de tête et de ventre sont caractéristiques des tout derniers jours du cycle, lorsque les deux hormones ovariennes s’éliminent du sang.
  •  Quant aux variations de la libido (désir sexuel), les recherches sont si contradictoires qu’on peut difficilement qualifier les différentes hormones de facteurs déterminants, en comparaison de tous les autres éléments de la vie de la femme. Cependant, il semble que la progestérone et les progestérones (progestérone artificielle contenue dans les contraceptifs oraux) ont chez certaines femmes des effets légèrement dépressifs ou inhibiteurs sur la libido.